Les brasseurs d’air améliorent le confort thermique en agissant directement sur la vitesse de l’air. En été, ils peuvent compléter la climatisation ou contribuer à maintenir une sensation de fraîcheur sans climatisation. En hiver, ils redistribuent l’air chaud accumulé en hauteur et peuvent réduire les besoins de chauffage. Leur efficacité dépend biensur du choix du modèle et de son implantation dans le bâtiment.
Comment fonctionne un brasseur d’air ?
Un brasseur d’air ne refroidit pas l’air comme une climatisation. Il augmente la vitesse de l’air au niveau des occupants, ce qui accélère les échanges thermiques avec la peau, notamment par convection et évaporation de la transpiration.
Le modèle de confort thermique développé par le Center for the Built Environment (CBE) permet de mesurer l’effet de cette vitesse d’air. Dans un espace à 31 °C et 50 % d’humidité relative, une vitesse d’air de 0,1 m/s place les occupants hors de la zone de confort. À 0,9 m/s, avec la même température et la même humidité, ils peuvent retrouver une sensation de confort. Selon les conditions, cet effet peut représenter plusieurs degrés de différence entre la température réelle et la température ressentie.
Quels sont les avantages des brasseurs d’air ?
En été : avec climatisation
Les brasseurs d’air peuvent fonctionner en complément d’une installation de climatisation. L’augmentation de la vitesse de l’air au niveau des occupants permet notamment de relever la consigne de climatisation tout en conservant un niveau de confort comparable.
Une étude menée dans un immeuble de bureaux Zero Energy à Singapour a comparé une climatisation réglée à 24 °C sans ventilateurs à une situation à 26,5 °C avec des ventilateurs. Sur 11 semaines, l’association d’une température de consigne plus élevée et d’un mouvement d’air accru a permis de réduire de 32 % la consommation d’énergie liée au refroidissement, sans dégradation de la satisfaction thermique des occupants.
En été : sans climatisation
Dans les bâtiments où la climatisation n’est pas installée ou ne constitue pas la solution retenue, le brassage de l’air agit directement sur la sensation thermique des occupants et procure une sensation de fraicheur. Le mouvement d’air favorise l’évaporation de la transpiration et augmente les échanges thermiques avec la peau.
Cette solution est particulièrement pertinente dans les locaux occupés en journée, lorsque la température de l’air reste compatible avec un fonctionnement par brassage d’air. Elle peut être associée à une ventilation naturelle ou à une stratégie de surventilation nocturne.

En hiver : déstratifier l’air chaud
Le chauffage produit naturellement une stratification : l’air chaud monte et s’accumule sous le plafond, tandis que la zone occupée peut rester plus froide. Le brasseur d’air remet cet air en mouvement et le redirige vers le bas.
Écologie & ÉnergieMistral et poussières calcaires : l’ennemi invisible de vos panneaux photovoltaïques dans les Bouches-du-RhôneCette déstratification homogénéise les températures entre le plafond et la zone occupée et peut réduire la consommation de chauffage jusqu’à 30 %, selon la configuration et les caractéristiques du bâtiment.
Où installer des brasseurs d’air ?
Les applications vont du logement aux grands bâtiments tertiaires et à l’industrie.
Dans l’habitat, le brasseur d’air Haiku L associe faible consommation électrique et fonctionnement silencieux. Pour les espaces extérieurs exposés, le Haiku Coastal est conçu pour résister à l’humidité, aux embruns et à la corrosion.
Dans les bureaux, le bâtiment H7 à Lyon constitue un exemple concret. Des ventilateurs de pladond Haiku ont été installés dans les espaces de bureaux, tandis que deux brasseurs d’air Essence de 3,60 m assurent le brassage dans la halle, à plus de 7 m de hauteur. Le silence et le pilotage des appareils ont notamment été pris en compte.
Les établissements scolaires et universitaires peuvent également utiliser cette technologie. Au groupe scolaire Mirabeau, dans le Vaucluse et dans de nombreux établissements scolaires, les brasseurs d’air ont été installés dans les salles de classe, mais aussi dans les gymnases, les salles de cantine, les ateliers…
Comment choisir un brasseur d’air ?
Le diamètre et l’esthétique ne suffisent pas à déterminer le bon équipement. L’efficacité, la sécurité, le niveau sonore et la consommation électrique sont des critères déterminants.
L’efficacité dépend notamment du volume d’air déplacé et de la consommation électrique. Le programme BRASSE II de l’ADEME a ainsi permis de comparer différents ventilateurs dans des conditions standardisées. Ces données permettent de disposer de références objectives pour comparer les performances des équipements.
La sécurité est particulièrement importante dans les ERP, les établissements scolaires et les bâtiments industriels. Les fixations, les distances avec les obstacles, la structure porteuse, les équipements techniques et les dispositifs de sécurité doivent être vérifiés avant l’installation.
Le niveau sonore doit également être adapté à l’usage du bâtiment. Les modèles de brasseurs d’air Turbobrise sont conçus pour fonctionner à faible niveau sonore, un critère important dans les bureaux, les salles de classe et les espaces d’étude et de travail.
Écologie & ÉnergieClimatisation : qu’est-ce qui fait vraiment durer un appareil ?Enfin, une installation efficace commence par une étude adaptée au bâtiment. Turbobrise fournit les brasseurs d’air, assure leur installation et propose également des solutions de financement. Son bureau d’études intégré réalise en amont les études d’implantation et les études aérauliques nécessaires pour déterminer le nombre d’appareils, leur emplacement et le modèle adapté au volume et à l’usage du bâtiment.
Cette approche permet d’aborder le projet dans sa globalité, depuis le dimensionnement jusqu’à l’installation des brasseurs d’air.




